Que Choisir Ensemble de la Manche
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Conférence sur l’injuste prix de notre alimentation le 3 novembre

un rendez-vous recommandé par l’association :

Mardi 3 novembre 2026 de 18 h 30 à 20 h

Salle de Conférence la Source, pl. du champ de Mars à st Lô

Sur l’injuste prix de notre alimentation

L’association Que Choisir Ensemble n’est n’est pas l’organisatrice de cette table ronde, mais elle vous le recommande. Elle n’est pas non plus pas partie prenante du rapport « l’injuste prix de notre alimentation », sur lequel se base cette conférence mais aurait pu l’être. En effet, « l’injuste prix de notre alimentation » est l’un de nos soucis et nous aurions pu co-écrire ce texte et même le compléter

En effet, comme le dénonce ce rapport, avant même d’avoir acheté un produit alimentaire, nous l’avons déjà payé plusieurs fois en tant que contribuable, cotisants sur le plan financier mais aussi au niveau de notre environnement et particulièrement, au niveau de notre santé, et cela n’a pas de prix.

Nous aurions pu ajouter d’autres surcoûts que nous ne cessons de dénoncer avec la loi EGALIM, par exemple, qui oblige les vendeurs à prendre 10% de plus sur chaque produit alimentaire, au-delà du seuil de revente à perte pour soi-disant garantir un meilleur revenu au producteur. Comme Dès 2018, cela apparaissait comme une une supercherie, cela n’a pas marché immédiatement et  mais une grande partie des 10 % sont restés dans la poche des intermédiaires et avec l’inflation qui est apparue dans les années qui ont suivi  cela a fait + 23 % en 3 ans pour le consommateur.

Ce supplément de 10 % n’avait pas donné grand-chose aux producteurs, rien à voir avec les super marges que se sont octroyées au passage l’industrie alimentaires et les vendeurs dans les 3 premières années. Cela a dû être rattrapé dans les années suivantes avec EGALIM II et EGALIM III. Et en parlant des marges, je ne parle même pas de celles que s’octroyaient les grandes surfaces sur les produits BIO, et qui ont atteint des sommets ainsi que l’avait révélé l’UFC Que Choisir, avant que ces produits frais BIO finissent par peu à peu disparaitre pour les légumes et aures produits frais des grandes surfaces sauf rares exceptions.

Les  grands perdants dans cette affaire ont été au départ les agriculteurs et in fine les consommateurs

Nous avions calculé qu’avant inflation, cela faisait 1,6 milliards pour l’ensemble des consommateurs, mais avec l’inflation, cela a participé à la perte de notre pouvoir d’achat dans les années qui ont suivi et à réduire leur consommation, à renoncer à des produits de qualité.

Comme vous le savez, ces derniers temps, sur le plan environnemental, en ré-autorisant des pesticides et bien d’autre choses nous avons reculé de plusieurs années ces derniers temps (loi duplomb et autres mesures qui se sont accumulées) et par contrecoup, sur le plan santé

Or, avec la malbouffe, l’expression est ancienne, on creuse sa tombe avec ses dents dit-on.

Mais avant, vous aurez toutes les chances de tomber malade. Les liens entre nutrition et santé sont en effet de mieux en mieux connus, et notamment le risque de développer de nombreuses maladies, cancers, maladies cardiovasculaires ou encore le diabète de type II, l’obésité…

La situation est alarmante pour ces deux derniers, le nombre de diabétiques a augmenté de 160% en 20 ans, et continue d’augmenter :  4,33 millions de personnes atteintes en 2022, + 500 000 en 2027, pour les français atteints d’obésité. Le chiffre est double pour l’obésité qui atteint 8.567 millions d’individus et va augmenter elle aussi

Cela représente un coût pour l’assurance maladie de 12 milliards, estimés en lien direct avec l’alimentation sur un montant total de plus de 40 milliards de dépenses. L’estimation a été ajustée au plus serré en écartant ainsi des dépenses plus importantes et plus difficiles à cerner.

Allons au-delà, selon un mode de calcul prudent, modeste, Il faudrait 19 milliards d’euros par an pour « compenser les différents dégâts liés à l’alimentation, sur le plan santé -c’est le plus important, mais aussi sur le plan environnemental et social »

Les associations ont également évalué le coût environnemental à 3,4 milliards d’euros dans l’enveloppe totale. Une dépense faible, « loin d’être une bonne nouvelle », estiment les associations. « Sans action sur leurs causes, ils pourraient mettre en péril notre capacité à produire notre alimentation de demain », expliquent-ils dans leur rapport.

L’étude fait apparaitre le coût indécent de la publicité, un moyen qui après avoir standardisé, indifférencié les produits, déprécié l’alimentation vise à susciter la demande en créant artificiellement par la publicité une différence. Ce coût intégré au prix de vente, atteint les 5,5 milliards, une publicité, qui nous oriente malheureusement sur des produits trop gras, trop sucrés ou salés. Un montant plus de 1 000 fois supérieur au budget de communication préventive du programme national de Nutrition Santé (PNNS), subventionné par les pouvoirs publics.

Mais le rapport lui-même proposait de nombreuses autres pistes pour tenter de réduire le problème. Juste quelques petites suggestions, il faudra en plus réglementer. Il n’est pas normal que compte tenu des problèmes de nutrition, de l’obésité qui se développent, on ne protège pas, par exemple, nos enfants en interdisant toute publicité des sucreries et boissons sucrées classés D et E, et le mettre hors de leur portée aux caisses.

il faut encourager et soutenir l’agriculture qui produit des aliments sains et durables, revenir sur cette histoire de 10 % au-dessus du seuil de vente à perte, favoriser les circuits courts..et revenir sur les autorisations de pesticides que le produit soit élaboré ici ou dans un autre pays et de manière générale remettre en cause les pratiques du modèle dominant. Il n’est pas normal que moins de 1 % de la population refusent de changer leurs pratiques les plus nuisibles pour la santé, décident en fait, avec l’appui des pouvoirs publics et des élus parlementaires de la qualité de notre air et de l’eau qu’on boit, de notre alimentation et ne tiennent pas compte de l’avis des 99 % de la population. Or ce sont les professions qui reçoivent le plus d’aides. Comme ils nous l’ont dit, « on marche sur la tête ».

 

 

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